Les primes et majorations en Boulangerie-Pâtisserie : les règles et points de vigilance à connaître

Le secteur de la boulangerie-pâtisserie est soumis à des règles spécifiques en matière de rémunération. Les heures supplémentaires, les heures complémentaires, le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés, ainsi que certaines primes conventionnelles, nécessitent une attention particulière lors de l’établissement des bulletins de paie.

Nous vous proposons un rappel des principales règles applicables au regard du droit du travail et de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie artisanale (IDCC 0843).

⚠️Ces règles sont susceptibles d’évoluer chaque année et de varier selon les dispositions conventionnelles applicables aux différents départements (ex : Bouches-du-Rhône)

1. Les majorations de salaire :

  • Heures supplémentaires (contrat temps plein) :
Heures effectuéesMajoration
De la 36ème  à la 43ème25%
Au dela de le 43ème50%
  • Heures complémentaires (contrat à temps partiel)* :
Heures effectuéesMajoration
Dans la limite du 1/1010%
Au-delà du 1/10 et dans la limite du 1/325%

*nécessité de faire un avenant sinon toutes les heures sont majorés à 25%

Exemple : pour un salarié à temps partiel travaillant 20 heures par semaine, les deux premières heures complémentaires sont majorées de 10 %. Les heures complémentaires suivantes peuvent être majorées de 25 %, dans la limite applicable.

  • Autres majorations conventionnelles :
HeuresMajoration
Travail de nuit (entre 21h et 6h)25 %
Travail le dimanche20 %
Travail un jour férié100%

Point de vigilance : le travail de nuit peut également ouvrir droit à des contreparties en repos pour les salariés reconnus comme travailleurs de nuit.

2. Les primes conventionnelles :

  • La prime panier

La prime panier est une indemnité destinée à compenser certains frais professionnels liés aux repas. Elle est accordée aux ouvriers boulangers et aux ouvriers pâtissiers non nourris et correspond à un montant de 1.5 x le minimum garanti au 1er janvier de l’année en cours (en 2026 elle représente 1.5*4.25 = 6.375€ par repas).

Si durant son temps de travail, il est mis à disposition du salarié, un repas (petit déjeuner/déjeuner…) alors cette prime ne s’applique pas. 

  • La prime de fin d’année :

Cette prime est due au salarié qui présente 1 an d’ancienneté au 31 décembre de l’année en cours. Elle correspond à 5% du salaire brut moyen perçu du 1er janvier au 31 décembre.

Certaines situations particulières de départ avant le 31 décembre peuvent ouvrir droit à cette prime sous conditions, notamment dans certains cas de retraite ou de licenciement économique.

Point de vigilance : le versement mensuel de la prime

Certains artisans choisissent de répartir la prime de fin d’année sur les douze mois. Cette pratique nécessite une attention particulière : en cas de départ du salarié avant la fin de l’année, la régularisation des sommes déjà versées peut-être délicate.

Sources : Service-Public.fr – Ministère du Travail – Code du travail – Convention collective 0843 – Éditions Francis Lefebvre.